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Maratona di Palermo : le Clan des Marseillais !

En juin 2017 après les semi-marathon de Naples, de Gênes et de Vittoria Gasteiz je suis de plus en plus enthousiaste à tenter le MARATHON : l’épreuve ultime du coureur sur route. Celle si souvent rêvé mais jamais tenté !

A la hauteur de ce défi je cherche une course particulière et unique en fonction des dates des compétitions et des villes desservies par les compagnies aéroportuaires low-cost, notre choix se porte sur les marathons de Porto ou de Palerme : Portugal vs Italie !

Ayant plus d’affinités avec la cuisine italienne nous opterons pour celui de Palerme le 19/11/2017 pour la XXIIIe édition.

Parce que « seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin » nous convions les copains de la team « Marseille Run & Sea » à partager l’aventure.

J’entame le programme d’entrainement gratuit « décathlon coach » dès mon retour de voyage à Venise le 19/09/17. Celui-ci alterne sur 8 semaines les sessions longues, les  sessions VMA-PPG, les courses sur terrain plat et sur terrain vallonné. Chaque entrainement est différent, je m’entraîne seule le matin très tôt en allant au boulot, les mardis soirs je cours en ville, en groupe, avec la team URBAN RUNNERS MARSEILLE, les mercredis soirs avec Ayoub et/ou Sandrine nous fractionnons  au parc Borely, les jeudis soirs j’organise des sessions trail nocturnes dans les calanques et les dimanches sont consacrés aux compétitions (10 kms de Savone, 10 kms de la mémoire, 15 kms de l’Algernon, 14 kms des îles du Frioul, 14 kms du trail urbain de Marseille et les 21.096 kms de Varigotti)…  L’objectif de la préparation étant de courir mon marathon en 4h15.

Les séances se suivent mais ne se ressemblent pas, je respecte un programme alimentaire équilibré adapté (pas de sucre ni de gras, des céréales, protéines animales et végétales, fruits et légumes, fromage blanc, spiruline et cure de magnésium pour fortifier mon corps), je ne ressens pas de douleurs physiques malgré l’intensification des entraînements. Les cours hebdomadaires de hatha-yoga servent aux étirements, à l’assouplissement et à la récupération. Mentalement je suis motivée et prête, j’ai acheté une tenue spécifique,  je lis « préparer et courir son 1er marathon » de Gloria Averbuch – Grete Waitz, j’étudie les monuments présents sur le parcours du marathon, l’histoire et la culture de la ville et petit à petit je prépare ma valise pour ne rien oublier.

Voici venu le temps des copains et de l’Aventure : rendez-vous fixé avec Fanny, Sandrine, Xavier, Cyril, Thierry  le 17/11/17 à 17h30 pour prendre l’avion à Marignane direction la Sicile ! Nous avons loué un super appart en centre-ville à deux pas du teatro Massimo. La veille de la course nous parcourons la capitale de long en large sur 10 kms (grosse erreur tactique !!), nous allons retirer nos dossards et faisons des courses pour préparer notre dîner. Le Clan des Marseillais en visite à Palerme 😉

Le réveil est programmé 3 heures avant le départ. J’ai parfaitement bien dormi cette veille de course. Le menu du petit déjeuner sera des pâtes et du gâteau  au chocolat protéiné Aptonia de décathlon.  Nous prenons un bus qui nous conduit au stade Vito Schifani  au sein duquel partiront conjointement le semi-marathon et le marathon à 9h20. 

La pluie se met à tomber lorsque nous nous échauffons, un arc en ciel se dessine sur la ville au moment du départ, comme un signe de paix, que tout se passera bien durant ces 42.195 kms 😉

Après un tour de stade, nous partons Fanny, Sandrine, Thierry (pour le semi-marathon) et moi en direction du centre de la ville  à la découverte des monuments dont l’imposant théâtre Politeama Garibaldi au 5ème kms, le théâtre Massimo au 6ème, les fontaines des Quattro Canti, la majestueuse Cathédrale puis nous entrons dans le palais des normands au 7ème avant de revenir sur nos pas pour rejoindre le stade.

Durant les premiers kilomètres au coeur de la ville Thierry m’accompagne, il accélérera au 15 ème pour franchir la ligne en 2h02. Lorsque j’entre dans le stade au bout de 21.097 kms (2h08) je l’aperçois avec sa jolie médaille de finisher autour du cou, déçu de son chrono mais content de m’avoir soutenu. Psychologiquement, je mets de côtés ce premier semi et m’élance sur le second entre collines et mer avec Cyril. J’ai une forme olympique, sur les conseils d’Ayoub  (dont je porte fièrement la montre Garmin qui vibre tous les kilomètres et ça m’énerve hihihi) je m’arrête à chaque ravitaillement pour boire une gorgée d’eau, manger un encas sucré ou salé et marcher quelques pas pour me dégourdir les jambes. Depuis le 15ème kilomètre je cours avec une douleur à la cheville (contrecoup de la marche urbaine de la veille) qui s’étend au genoux puis à la hanche. J’essaie d’y faire abstraction, en observant le paysage, la nature, le mont San Pellegrino dominant à la couleur Ocre, le parc de la Favorita, etc. La longue ligne droite Viale Margherita di Savoia descendante de 7 kms nous conduit au 30 ème kilomètre à Mondello, petit village de pêcheurs, à l’eau turquoise et au sable blanc.

Xavier nous retrouve après avoir accompagné Fanny jusqu’à la ligne d’arrivée. Ensemble le temps passe plus vite, ça m’aide à affronter la montée de 7 kms. Je ne connaîtrais pas le « mur du 30ème », je me sens incroyablement bien !!

Je pourrais aller plus vite, je pourrais sortir de ma zone de confort, je pourrais… mais quel bénéfice cela me procurerait? A partir du 37 ème je commence à compter les kilomètres dans le parc, 38, 39, 40, 41, 42 et enfin ……. l’arrivée dans le stade (telle une athlète olympique) sous les applaudissements du public présent dans les gradins, Sandrine est là au milieu de la piste, le speaker encourage notre team et je sprint dans les bras de Thierry posté sous l’arche … BONHEUR que c’est beau, c’est magique, intense, surréaliste, au bout de 4h20 je suis  MARATHONNIENNE !!!!!

Sans les copains, sans une aussi rigoureuse préparation, sans un aussi agréable parcours je n’aurai pu vivre si intensément et si aisément cette aventure. La course parfaite, les sensations idéales, du plaisir, de la joie, de l’émotion, de la découverte et du partage : la Magie du Running !!

Thierry aussi fier que moi me remet la légion d’honneur du marathonien, la médaille du finisher, aussi lourde par son poids que par son importance à mes yeux et aussi belle par son design que par la fierté que je ressens !

« C’est impossible dit la fierté, c’est risqué dit l’expérience, c’est sans issue dit la raison mais essayons murmure le coeur » 🙂

 

 

crédit photo « sicilia running« 

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